Le mime, un art qui continue à survivre et à émerveiller le public

On peut saisir le message, rire et s’amuser, bien que l’acteur ne prononce aucun mot. Cela est possible grâce au mime. Il s’agit de ce genre de théâtre qui utilise le geste et l’attitude comme expressions. Sans ouvrir la bouche, l’acteur évoque un récit à travers ses mouvements. Du latin « mimus », le terme signifiait acteur de bas étage. Quant à « pantomimus » ou pantomime, on fait référence au comédien qui joue avec ses gestes. Le mot grec « mimos », traduit par imitation, explique mieux le terme. Une signification du mot mime indique également « sorte de comédie ».

Comment le mime a-t-il fait son apparition ?

Cet art qui amuse jusqu’à nos jours remonte à la fin du 18e siècle. Une famille parcourt les routes d’Europe en faisant le cirque afin de survivre. Dans cette famille se trouvent des jongleurs, des saltimbanques, des montreurs de marionnettes ainsi que des danseurs de corde.

Bon à rien, d’après ce que l’on dit, Jean-Gaspard Deburau ne réussit à aucun de ces arts. Outre la faim et les coups qu’il a reçus, c’est alors l’humiliation pour le jeune Jean-Gaspard. Durant le voyage, il est quand même parvenu à apprendre la pantomime auprès d’un arlequin italien. Ainsi, Jean-Gaspard Deburau réussit à amuser le public pendant une vingtaine d’années et cela, avec le même personnage.

Une renaissance avec les évolutions technologiques

La révolution industrielle a apporté un nouvel art de vivre. Les sciences humaines apparaissent ; des moyens de communication sont à la portée de tous ; les informations circulent beaucoup plus rapidement… De nouvelles représentations du monde attirent le public.

La danse, le théâtre ainsi que d’autres loisirs émerveillent les petits comme les grands. Mais avec l’avènement du cinéma, le mime sort des oubliettes. Les films « muets » gagnent leur place sur le petit écran.

Mime corporel avec Etienne Decroux et Jean-Louis Barrault

La première grande rénovation du mime a eu lieu suite à la collaboration d’Etienne Decroux et de Jean-Louis Barrault. Les deux hommes discutent les règles et les lois à élaborer ainsi que l’esthétique du nouveau style de mime. Decroux et Barrault s’inspirent sur les actions de la vie primitive. La marche sur place entre alors dans l’art pour apporter du renouveau au mime.

Le mime Marceau

Le comédien Etienne Decroux a également travaillé avec Marcel Marceau. Ce dernier apprend les techniques du mime corporel et crée le personnage intitulé Bip. Marceau redonne vie à l’ancienne pantomime en ajoutant style et originalités.

C’est avec des histoires simples et son sens de la précision qu’il attire le public. Admiration, rêverie, mais également timidité et tristesse se créent avec ses portraits. En 1978, Marceau fonde l’école de mimodrame à Paris. Son succès dans le domaine se traduit par l’expression connue « qui dit mime dit Marceau ».

Des compagnies qui nous émerveillent avec leurs mimes

La compagnie « à fleur de peau » apporte de l’humour et de la poésie à travers leurs prestations mimiques. Les enfants tout comme le milieu hospitalier bénéficient du travail de la compagnie en Île de France. D’autres utilisent le mime et les nouvelles technologies pour émerveiller une audience captive nocturne. Le robot LED est une façon moderne pour l’artiste de rentrer dans la peau d’un personnage virtuel.

Dans la compagnie Commes SI

Les acteurs se servent d’un pouvoir poétique afin de ravir le public. On recense aussi les compagnies Zaï et Cotillard en Île de France. Le Japon profite des œuvres d’Hanako Danjo. Fool’s Cap Theatre, fondée à Londres, tourne en Inde, au Brésil, aux États-Unis ainsi que dans toute l’Europe.